L’Education Nationale en plein travaux de démolition par les Ets. Sark & Dark gère ses personnels comme des pions d’échec, des pions pour l’échec des élèves en l’occurrence.
Pour la x-ième fois consécutive, je vais faire les frais des restrictions budgétaires en devant aller compléter mon service dans un établissement éloigné de mon établissement d’affectation pour rationaliser les coûts (c’est ce qu’il serait employé dans le privé... et c’est la logique qui sous-tend cette politique)

Au lieu de me faire enseigner dans des classes à effectif surchargé dans 2 établissements, il existe des solutions :
Enseigner en groupes à effectif réduit ? Trop cher !
L’enseignement des sciences expérimental devrait toujours se faire en effectif allégé (20 élèves maximum) pour que ces enseignement prennent pleinement leur valeur de découverte, de manières de travailler différente avec les travaux pratiques au centre de l’enseignement.
Il s’avère que le temps de travail de l’enseignant coûte trop cher pour que ceci soit encore possible aux yeux de nos dirigeants.
Pour combatte cette logique financière : désobéissons !
Confronté à tant de déshumanisation marchande du Service Public d’Education, et à une surdité totale face à la mobilisation, il reste possible de combattre le système avec des armes juridiques.
Un enseignant dont l’établissement d’affectation est trop éloigné du complément de service que l’on veut lui faire effectuer (hors de la commune où des commune limitrophes) peut refuser d’y aller, conformément au décret qui régit le service des enseignants
La démarche (des modèles de lettres sont joints ci-dessous) :
- Lorsque le complément de service est notifié par le chef d’établissement et/ou i-prof [1], alors il faut rédiger un courrier pour le contester sur la base des textes réglementaires [2].
- Le ministère faisant preuve d’une délinquance toute particulière, les rectorats répondront dans la plupart des cas qu’il n’y a pas le choix d’accepter en menaçant parfois de faire enseigner à la forte-tête une autre discipline que la sienne. Cette argument ne tient pas, car les textes ne formulent pas d’obligation [3].
- Cette réponse fera alors l’objet d’un recours gracieux sous la forme d’un courrier aux services de la DPE du rectorat.
- La mauvaise fois n’ayant pas de limite, ce recours n’aboutira sans doute pas et le recours contentieux sera alors de mise auprès du tribunal administratif dont dépend l’établissement.
- Après quelques mois, la décision du tribunal libèrera l’enseignant de son long trajet loin de chez lui ! (Un exemple de décision sera disponible bientôt sur le site du Syndicat des Enseignement de Second degré (SNES) de l’Aisne (02))